Différer la sortie du nucléaire n’est pas une option

jeudi 31 août 2017
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Différer la sortie du nucléaire n’est pas une option

Fin août, le Fédération des Entreprises de Belgique a fait une déclaration remarquable : « Gardez les centrales nucléaires plus longtemps ouvertes. Après 2025 aussi,  l’énergie nucléaire doit faire partie du mix énergétique ». Mais la sortie du nucléaire a été décidée et cette décision doit également être mise en œuvre.

La Fédération des Entreprises de Belgique devrait le savoir. La tergiversation et le report constituent un frein au développement de l’énergie renouvelable. Développer de nouvelles technologies coûte cher. Mais si elles sont réellement nécessaires, elles seront développées. Il n’y a pas d’autre choix.

Self-fulfilling prophecy

Les entreprises ne se lancent sur un marché, font des études et développent des produits que lorsqu’elles savent qu’il y aura un marché pour ceux-ci. Donc, si une chose est certaine « l’énergie nucléaire ne constitue pas une option, seules les énergies durables sont autorisées », les applications suivront.

La FEB fait précisément l’inverse. L'organisation suggère aujourd’hui : « cela va échouer, donc laissez les centrales nucléaires plus longtemps ouvertes ». Et si la sortie du nucléaire était différée, on ne réussira ... effectivement pas avec l’énergie durable actuelle. Car l’incertitude quant à l’avenir freine les investissement dans les énergies renouvelables.

Dorénavant, il s’agit de ne pas céder sur ce point. Il faut prendre des décisions et y aller jusqu’au bout. Il est parfaitement possible de fermer nos centrales nucléaires et de réaliser les objectifs climatiques de manière abordable.

Plus d'infos dans l’étude « Our Energy Future » du bureau d’étude 3E.

Illustration :  panneaux photovoltaïques à Boulogne Billancourt, aux environs de Paris, février 2017 (reporters).