Ne faisons pas de la bonne gouvernance à Bruxelles un problème communautaire

vendredi 16 mars 2018
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Ne faisons pas de la bonne gouvernance à Bruxelles un problème communautaire

Cela fait quelque temps qu’il y a des discussions au sein du Parlement bruxellois concernant le « décumul » : fini le temps où les politiciens combinaient trop de mandats (rémunérés). La Commission Affaires générales a approuvé une proposition de décumul, mais celle-ci n’a pas été votée en séance plénière. Le CD&V, l’Open Vld et la N-VA ont voté contre, sous prétexte de « problèmes communautaires ». Ecolo, DéFI, le PS, le sp.a et Groen sont pour.

Un décumul semble évident. Une trop grande concentration de pouvoir n’est effectivement pas une chose saine. Pourtant c’est le cas à Bruxelles. De nombreux députés sont également échevin et parfois même bourgmestre dans leur commune. Au Parlement bruxellois, ils défendent surtout leurs propres intérêts communaux. Ils ne partagent pas l’intérêt général de la ville. Mais certains problèmes dépassent les limites communales. 

Équilibre

La proposition de décumul stipule qu’un échevin ou un bourgmestre ne peut pas être en même temps député. Mon parti, le sp.a, est pour. Les partis flamands (CD&V, Open VLD et N-VA) sont contre. Ils avertissent de « sérieux problèmes communautaires » à Bruxelles et que cela perturbera les équilibres. Ces partis préfèrent donc s’attacher à la situation actuelle. Ils prennent les inconvénients pour acquis.

Faisons de ce problème un problème communautaire et la situation sera bloquée. Et encore, ne parlons pas du nœud du problème : le pouvoir doit être divisé et les députés ou échevins doivent se consacrer intégralement à ce job. C’est profitable aux communes et à la Région.

Lisez ici la version longue, une opinion publiée dans le journal De Morgen du 13 mars (en NL)