
40% plus des enfants dans nos écoles
Le nombre de places dans l’enseignement néerlandophone à Molenbeek a considérablement augmenté ces dernières années. En 15 ans, plus de 40% de places supplémentaires ont été créées dans notre enseignement communal. Nous faisons de gros efforts pour permettre à un maximum d’enfants d’aller à l’école en néerlandais. Mais nous devons aussi être attentifs à ne pas créer plus d’offre que de demande, surtout si l’on considère la pénurie structurelle d’enseignants.
Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, le néerlandais était la langue d’enseignement dans les écoles primaires publiques de Bruxelles. Par la suite, le français a gagné en importance et le nombre d’élèves néerlandophones est tombé à son niveau le plus bas en 1984. La commune de Molenbeek de l’époque a décidé d’investir massivement et de faire de la publicité pour l’enseignement néerlandophone. Avec le soutien de la Communauté flamande, des efforts supplémentaires ont été déployés dans toute la région pour sauver l’enseignement néerlandophone. Cela a porté ses fruits avec une forte croissance à la fin des années 1990 et s’est poursuivi au 21ème siècle.
Molenbeek investit massivement dans l’enseignement
Les investissements à Molenbeek continuent à assurer une croissance du nombre d’élèves dans l’enseignement primaire. Il n’y a pas moins de cinq écoles communales néerlandophones, cinq écoles de la Communauté flamande (GO !) et sept écoles libres. Nos écoles communales ont connu la plus forte croissance avec deux écoles entièrement rénovées (De Knipoog et Ket & Co) et aussi des agrandissements dans les autres écoles. En 2005, nous avions un total de 905 enfants inscrits, en 2020 ce n’était pas moins de 1505 (augmentation de 40%). Entre-temps, encore une cinquantaine de places supplémentaires ont été créées et nous atteignons progressivement notre capacité maximale. Si nous comparons la période 2005-2020 avec l’augmentation de l’enseignement primaire néerlandophone dans l’ensemble de la région, nous constatons une augmentation de “seulement” 16%.
À Molenbeek, nous travaillons en étroite collaboration avec la Communauté flamande pour créer des places supplémentaires en dehors du système communal. L’école primaire Eugène Laermans a récemment été inaugurée et une nouvelle école primaire est en cours de construction sur un terrain communal dans la rue Ulens (en total 660 nouveaux places).
Perspective a récemment effectué des recherches sur le nombre de places d’enseignement en Région bruxelloise (francophone et néerlandophone). Cela montre clairement que de plus en plus de parents optent pour l’enseignement néerlandophone. Cette situation, combinée avec une énorme croissance démographique entre 2007 et 2012, a entraîné une augmentation considérable du nombre d’élèves. Cette croissance a été bien absorbée grâce aux efforts de la Communauté flamande.
Depuis 2014, la croissance générale de la population en Région bruxelloise s’est arrêtée et a même commencé à diminuer. Les problèmes qui se posent encore dans l’enseignement maternel néerlandophone ne sont donc pas tant liés à un manque de capacité, mais plutôt à un manque de dispersion des écoles au sein de Bruxelles. Molenbeek, par exemple, fait un effort beaucoup plus important que les autres communes bruxelloises. Dans le haut Bruxelles, il y a même plusieurs communes sans enseignement communal néerlandophone (Etterbeek, Ixelles, Auderghem, etc.).
Manque de capacité dans l’enseignement secondaire
La croissance démographique de 2007 à 2012 pose maintenant des problèmes dans l’enseignement secondaire, où il n’y a pas assez d’espace à court terme pour faire face à la croissance rapide, car plusieurs projets de construction ont été retardés. Ceci est normalement compensé par le total de 12 500 nouvelles places prévues pour 2025. Un peu plus d’un quart (3 500) d’entre eux seront dans l’enseignement néerlandophone.
Molenbeek occupe à nouveau une place importante avec la construction de trois nouvelles écoles secondaires néerlandophones. Sur le site de St-Michel, deux écoles ont ouvert leurs portes en 2020. Les écoles déjà existantes ont été transférées à Molenbeek, mais avec une sérieuse augmentation de la capacité de 1 167 places au total. Le dernier projet est la construction d’une école secondaire à la Gare de l’Ouest. L’école Egied Van Broeckhoven pourra accueillir 850 élèves et ouvrira ses portes en septembre 2023. Les nouvelles écoles sont les bienvenues car Molenbeek avait besoin de rattraper son retard. Entre 2005 et 2020, seulement 200 places ont été créées (FR et NDLS). Cela n’inclut pas le site St-Michel et, avec la nouvelle école de la gare de l’Ouest, il y aura à peu près autant de places dans l’enseignement néerlandophone, que dans l’enseignement francophone (tous les deux +- 2500 places).
Capacité excessive en 2030 ?
En 2025, le pic du nombre total d’élèves est attendu dans l’enseignement secondaire. Après cela, un déclin est prévu, tout comme dans l’enseignement primaire. Pourtant, même après 2025, des projets de création de places sont prévus. Selon Perspective, cela résulterait en une offre excédentaire. Dans l’enseignement primaire en particulier, l’offre excédentaire deviendrait énorme et les écoles devraient se faire concurrence pour remplir leurs (nouvelles) classes.
Il est donc important d’en tenir compte dans les projets futurs. En particulier dans le contexte de la pénurie structurelle d’enseignants, il convient de se demander si de nouvelles écoles sont vraiment nécessaires. Car les nouvelles classes ne servent à rien s’il n’y a pas de professeurs pour enseigner.
À mon avis, il est préférable d’investir dans la rénovation des infrastructures existantes. La qualité de notre enseignement peut être améliorée en réduisant le taux d’occupation des bâtiments scolaires existants. Du côté francophone surtout, le nombre d’élèves par infrastructure est souvent trop élevé. À Molenbeek, nous rattrapons notre retard et investissons massivement dans la rénovation et l’expansion de nos infrastructures scolaires.
Photo: GBS De Knipoog a ouvert ses portes en 2016