
Interdiction du diesel : on n’arrête pas une bonne idée
Fin mai, le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale a approuvé la note de principe pour la sortie du diesel, d’ici 2030 au plus tard. On n’arrête pas une bonne idée. On ne peut tout au plus que la ralentir.
À partir de 2030, les véhicules diesel ne pourront plus entrer dans la Région. Après l’instauration d’une zone basses émissions (ZBE) et de la dédieselisation des bus de la STIB, l’interdiction du diesel est un bon principe. Cependant, d’autres mesures sont nécessaires pour une meilleure qualité de l’air. Et ces mesures, nous pouvons déjà les prendre aujourd’hui.
Fiscalité routière
La Région bruxelloise est compétente pour la fiscalité routière. La fiscalité routière à Bruxelles doit faire l’objet d’une réforme. Les voitures les plus polluantes doivent être le plus lourdement taxées. Pourtant, il y a encore beaucoup de discussions. Les mesures visant un air pur sont rarement populaires auprès des automobilistes.
Mon parti, le sp.a, veut que la réforme de la fiscalité routière obtienne la priorité au Gouvernement bruxellois et au Parlement bruxellois.
Qui circule ?
Réduire la circulation automobile et imposer des restrictions pour les véhicules qui circulent sur la voie publique, sont des mesures sociales. Il ne faut pas oublier : moins de la moitié des ménages bruxellois possèdent une voiture. Les ménages souffrent des particules fines émises par la circulation motorisée.
Dédieseliser Bruxelles et avoir moins de voitures sur la route, c’est écologique et social.
Greenpeace vient d’analyser la qualité de l’air aux abords et dans les écoles. Les résultats sont inquiétants. Les véhicules diesel en sont la principale cause. Je plaide pour des mesures complémentaires pour refuser l’accès à la ville aux véhicules diesel.
Lisez également ma publication de fin mars avec trois mesures concrètes pour dédieseler Bruxelles.
Photo: Reporters